Système en répartition

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Notre système de retraite fonctionne par répartition : les cotisations versées par les personnes en activité (et leur employeur) sont directement utilisées pour payer les pensions des retraités. Une part du salaire des actifs est prélevée, puis redistribuée aux retraités sous forme de pensions. En résumé, les actifs d’aujourd’hui cotisent pour les retraités d’aujourd’hui. Ce système repose sur la solidarité entre les générations. Son équilibre financier est donc directement lié au rapport entre le nombre des actifs et celui des retraités.

Les systèmes de retraite en capitalisation ont une logique différente : les actifs d’aujourd’hui épargnent en vue de leur propre retraite : leurs cotisations (et celles de leur employeur s’ils en versent) sont placées. Le produit de ces placements leur est ensuite versé sous forme de rente au moment de la retraite. Ainsi, dans un système en capitalisation, le niveau des pensions dépend des performances des placements sur le long terme, et donc des taux d’intérêts.

Historiquement, les premières assurances créées dans les années 1930 en France reposaient sur un système de retraite par capitalisation. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’idée de solidarité s’impose. Les ordonnances de 1945 créant la sécurité sociale instituent un système de retraite par répartition, toujours en vigueur aujourd’hui pour les régimes de base et complémentaires.