Rencontre avec les 15 contributeurs les plus actifs de la plateforme

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Jean-Paul Delevoye a reçu, le 29 novembre, au Ministère, 15 contributeurs parmi les plus actifs de la plateforme de consultation en ligne.

Réunis dans l’objectif de participer à l’élaboration du futur système de retraite, les contributeurs ont été invités à se concerter, par groupe, et rédiger des propositions collectives.
Les contributeurs ont travaillé sur 4 thèmes :
- Âge et conditions de départ
- Droits familiaux et conjugaux
- Répartition et solidarité
- Droits pour les plus jeunes

Âge et conditions de départ

Les contributeurs sont d’accord sur la nécessité de maintenir un âge minimum. Ils s’interrogent néanmoins sur la possibilité d’introduire des âges différenciés selon les cas. Il conviendrait, selon eux, de définir les critères d’une telle différenciation comme le poste, la profession… Le cas particulier des militaires et autres professions similaires a également été évoqué.

Néanmoins, il est, selon eux, nécessaire d’éviter d’instaurer une retraite “à la carte”, dont tous les éléments seraient au choix (âge minimum de départ, taux de cotisation, niveau de la part patronale).

Le financement de la période entre un licenciement et l’âge légal de départ en retraite a également posé question.

Droits familiaux et conjugaux

Les contributeurs souhaitent que les droits soient répartis également entre les conjoints mariés pendant la durée du mariage. Cette proposition pourrait être appliquée aux conjoints pacsés sur la base du volontariat.

Le maintien de la réversion est, selon eux, une condition non négociable pour le futur système de retraite.

La question de la prise en compte des enfants a divisé les contributeurs. Pour les uns, les enfants ayant une incidence sur la carrière et le parcours de chacun, il conviendrait de maintenir ou créer des majorations les concernant. D’autres ont, en revanche, opposé l’injustice que ces bonifications pourraient représenter pour les personnes sans enfant, ainsi que l’importance de ne faire reposer la retraite que sur les seules cotisations liées au travail.

Répartition et solidarité

Les contributeurs ont noté la nécessité de définir la notion de solidarité. Pour certains, la répartition ne doit pas uniquement reposer sur la solidarité intergénérationnelle. D’autres ont mis en avant la possibilité de laisser l’adhésion au système des retraites au choix de chacun. Différents niveaux de solidarité pourraient enfin être étudiés, comme la répartition des points entre les conjoints d’un même foyer fiscal.

Tous se sont accordés sur l’importance de ne pas créer un système trop complexe, une “usine à gaz” ou un système “à la carte” où chacun pourrait obtenir des points sans lien direct avec le travail.

Pour certains, la complexité du système actuel réside dans la prise en compte des parcours particuliers dans la retraite, comme la pénibilité ou autres expériences de vie. Pour autant, il semble important, pour tous les contributeurs, d’approfondir davantage l’étude de certaines exceptions comme le handicap, le divorce ou le cas des parents d’enfants handicapés.

La question du financement du système a également fait l’objet de débat, question qui devrait être mieux étudiée pour tous, afin d’éviter le déficit.
Certains se sont prononcés en faveur d’un système par capitalisation. Cette proposition n’a néanmoins pas fait consensus, la majorité des participants travaillant sur ce thème ont insisté sur la nécessité de préserver un système par répartition pour assurer l’efficacité des dispositifs de solidarité et la viabilité du système.

Droits pour les plus jeunes

Les contributeurs se sont positionnés pour le maintien du rachat des trimestres/points liés aux études, à la condition d’obtention du diplôme. Pour tous, ce rachat devrait être ouvert au service civique, au VIA, au VIE, et à l’apprentissage.

Il apparaît nécessaire de diminuer le cout de rachat des années d’études. Certains participants estiment que ce prix pourrait être fixé au regard des salaires de chacun.

L’acquisition de droits pour les plus jeunes serait, pour tous, favorisée par la possibilité de cotiser pour toutes les périodes travaillées, proposition permettant donc la cotisation pour les emplois étudiants et saisonniers.

Une des clés de succès serait l’amélioration de l’information à destination des jeunes, à l’école, sur le fonctionnement du système et sa pérennité.
L’importance de mieux orienter et former les futurs cotisants à des métiers d’avenir a également été mentionnée.
Enfin, les contributeurs ont proposé de revoir le système des indépendants pour limiter le recours au travail au noir.